Ce n'est pourtant pas une surprise, jeune déja je baignais dans cette noirceur.
Maitenant je sais qui je suis, mais eux ne le savent pas.
Ils aiment en moi ce qui n'y est pas, et détestent ce qui ressurgit parfois.
Je suis perdue, tends-moi la main sors moi de là!
Sors moi du brouillard je ne vois plus rien!
Autant fermer les yeux il n'y a rien à voir.
Ferme les yeux tout est plus beau dans le noir.
Le flou, le rêve, tu t'y noie.
La réalité est moche, peut importe dans quelle sens tu vas.
Pas la peine de retrouver ton chemin il n'y en a point pour toi.
Ce monde n'est pas destiné pour toi.
Ferme les yeux accepte.
Tend-moi la main, montre moi ce qui n'existe pas.
Ensemble suivons le chemin des rêves.
Chemin fait d'illusion.
Si j'ouvre les yeux il va disparaitre.
Ta main va lacher la mienne.
Je vais tomber, je vais m'écraser.
Peut-être vais-je me relever, peut-être oublier.
Mutilée à vie, ferme les yeux oublie.
Tu perds l'équilibre, tu glisses déja tu le sais.
Tout dérape, je me rattrape.
Trop tard, une seconde j'ai ouvert les yeux.
Tout s'éffondre, tout meure.
Plus de beauté, tu m'as lachée.
C'est si moche, les yeux me piquent.
Les yeux me brulent, les larmes coulent.
Meurtrie, vide.
La rage trop longtemps couvée se réveille.
Tout bruler, massacrer cette mocheté.
Les yeux grands ouvert elle ne veut pas voir.
Crève-toi les yeux ca brule.
Ne plus voir, ne plus voir, ne plus voir.
Aveugle elle sent, elle entend.
Le monde est moche.

